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Axe Genre

 Responsable : Ingeborg Rabenstein-Michel 

Dans la perspective de la poursuite du travail du groupe « Axe genre », deux colloques et une nouvelle orientation de la recherche sont prévus. Le colloque commun des deux axes actuels « Genre » et « Développement durable » est programmé pour fin 2020, et représentera l’aboutissement de l’approche genre et environnement menée depuis 2018.

A partir de 2020, le groupe s’intéressera à la thématique du genre en lien avec le monde du travail, sujet éminemment politique et idéologique. Le travail divise les hommes politiques et les sexes : « Le travail […] est un levier essentiel de la domination. Mais, si l’émancipation des femmes a connu des succès […], c’est aussi grâce au travail. […] // […] La sortie des femmes de l’espace domestique et leur entrée dans ‘l’industrie publique’ […] est une étape indispensable en direction de leur émancipation. Indispensable, mais non suffisante. Car leur entrée ‘dans l’industrie publique’ s’effectue dans le cadre de rapports de classe et de rapports de sexe dans lesquels elles se retrouvent doublement en situation dominée », écrit Roland Pfefferkorn (Genre et rapports sociaux de sexe, 3e éd., Paris/Lausanne, Syllepse/Page deux, 2016, p. 119-120). Et ce dernier ajoute : « Et c’est […] dans la mobilisation, en un mot dans la lutte, individuelle et surtout collective, autour du travail, mais pas exclusivement, que peut se conquérir l’émancipation. » (ibid., p. 121). Avec l’industrialisation et l’accès croissant des filles à l’instruction, la présence de plus en plus importante dans le monde du travail des femmes aux côtés des hommes tend à bouleverser l’ordre du genre.

D’autres facteurs favorisent l’émergence des femmes dans le monde du travail et leur accès au salariat, comme l’immigration ou l’installation en milieu urbain ou rural, qui permettent d’échapper à la traditionnelle division sexuelle du travail. Cf. Danièle Kergoat (2006), in Margaret Maruani dir., Femmes, genre et société – L’état des savoirs). Le salariat contribue à l’émancipation de la femme, qui échappe de plus en plus au monde du travail traditionnel ; son autonomie économique est l’une des grandes conquêtes féminines du XXe siècle (cf. Margaret Maruani dir. (2006), Sciences Humaines, hors-série spécial n° 4, nov.-déc. 2005).

Les inégalités entre les sexes persistent néanmoins dans le monde du travail ; les femmes ont d’ailleurs mené des grèves dès le XIXe siècle, témoignant ainsi d’une conscience de classe et d’une conscience de sexe. Il va sans dire que cette irruption de la femme sur le marché du travail entraîne une reconfiguration des rôles masculins et féminins dans la sphère professionnelle, mais aussi dans la sphère domestique et, plus globalement, dans la sphère publique, laquelle reconfiguration mérite d’être étudiée dans une perspective pluridisciplinaire et historique.

mise à jour le 22 janvier 2020


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