Publié le 2 juin 2026
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Mis à jour le 12 octobre 2026
du 19
au 20 octobre 2026
au 20 octobre 2026
Campus Berges du Rhône
Proposition de communication à envoyer avant le 30/06
Partant d’un point de vue transnational, interculturel, plurilingue et interdisciplinaire, ce colloque entend étudier et comparer les politiques de disparition d’enfants telles qu’elles ont été pratiquées dans le monde tout au long des XXe et XXIe siècles, dans le cadre de l’oppression coloniale comme des répressions politiques et sociales.
► Accès direct : argument | thématiques | programme du lundi 19 octobre 2026 et du mardi 20 octobre 2026
| Les exemples de ces mesures coercitives abondent dans diverses aires géopolitiques : les enfants migrants d’origines britannique, irlandaise et maltaise institutionnalisés au Canada, en Australie, en Aotearoa Nouvelle Zélande et en Rhodésie (désormais Zimbabwe) ; les enfants autochtones violentés dans les écoles résidentielles au Canada ; les Générations Volées en Australie ; les enfants indigènes enlevés à leurs parents et leurs communautés en Europe (Groenland) ; les pratiques magdaléennes* appliquées dans le monde entier, qui souvent consistent à séparer de force les mères célibataires de leurs nouveau-nés pour procéder à des adoptions dites fermées, c'est-à-dire qui empêchent tout recours juridique dans le temps ; l’architecture carcérale française exilant les enfants pour les discipliner ; les enfants des Républicains espagnols « donnés » (vendus) à des familles de militaires ou de policiers suppôts du régime franquiste ; les « fils du vent » d’origine portugaise et les enfants de dissidents au régime de Salazar, séparés des leurs ; les enfants des « disparu.e.s » dans les pays du Cône sud et des pays limitrophes, en Amérique du Sud ; les enfants qui sont sujets d’enlèvements systémiques et sont endoctrinés en temps de guerre (i.e. guerres coloniales en Afrique), et ceux victimes de répression ou de nouvelles normes politiques et idéologiques. Des activistes, des journalistes et des historiens et historiennes ont rendu public ces problèmes sociaux, refusant de condamner à l’oubli des millions d’enfances volées et falsifiées. Au cours de ces dernières décennies, atteignant un public plus large, de nombreuses productions artistiques et littéraires ont révélé les infractions faites aux droits humains des enfants. Le colloque interrogera donc le statut donné aux enfants et à leurs droits, dans divers pays, époques, cultures et régimes politiques. Les traumas culturels provoqués par l’effacement systémique de générations entières issues de communautés visées seront analysés. L’héritage que ces traumas génèrent seront également étudiés ainsi que les formes de compensations et de réparations mises en place – ou qui devraient l’être. Parallèlement, voire antérieurement, les juristes se sont emparés du sujet, interrogeant les droits des enfants et leur statut sociétal à l’échelle nationale et internationale. En représentant les politiques de disparition d’enfants et leurs conséquences, les arts et les lettres ont, à la fois, donné à connaître le sujet en le rendant public, et interrogé la possibilité d’ouvrir/d’offrir une forme de justice restaurative pour les victimes et les survivants. |
Au programme
- Lundi 19 octobre 2026
- Mardi 20 octobre 2026
Informations pratiques
Lieu(x)
Campus Berges du Rhône
Amphithéâtre de la MILC (Maison internationale des langues et des cultures) 35 rue Raulin - Lyon 7e
Partenaires
| Comité d’organisation : Marine Berthiot, Ella Gilani, Marie Schaeverbeke et Alvar De La Llosa Organisation : Laboratoire « Littératures et Civilisations Etrangères » (LCE), Université Lumière Lyon 2 Comité scientifique : - Membres du Conseil du laboratoire de recherche LCE, Université Lumière Lyon 2 : Laurence Guillon, Sandra Hernandez, Axel Nesme, Joao Pereira, Pascale Tollance, Michèle Vignaux et Victoria Famin ; - Rie Croll, Memorial University, Newfoundland (Ca.) ; - David Niget, Université d’Angers ; - Ana Mancho de l'Université de Zaragoza ; - Maria Auxiliadora Pérez Vides, Universidad de Huelva ; - María Antonia Solans-García, Université de Zaragoza. |
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Documents à télécharger
Crédit photo
Shutterstock - Chris Allan
Ottawa (Ontario, Canada, 30 septembre 2021): Une bannière « Chaque enfant compte » est entourée de chaussures et de jouets d’enfants. Ils représentent les enfants des Premières Nations décédés dans les pensionnats.